pour Trompette et 11 instrumentistes,
Je suis intéressé par des formes concertantes nouvelles qui donnent la place à des rapports originaux entre le soliste et son environnement.
Dans cette pièce, ces rapports sont travaillés à partir d'un répertoire de possibilités des relations soliste-ensemble.
On y trouve d'une part, des correspondances entre le fond et la figure, des jeux des miroirs ou des divergences, de prolongements et de résonances, des situations d'intégration et de réactions mutuelles dans lesquelles la figure touchant le fond, se transforme. D'autre part, il se produit un décalage d'actions ou des matières, donnant comme résultat une sorte de contrepoint d'intentions.
En écrivant pour la trompette j'ai tenu compte de l'influence du jazz dans l'évolution de cet instrument. Cependant, sans qu'il y ait de réminiscences directes, j'étais sensible à la richesse du timbre et aux modes de jeux explorés par des grands interprètes de cette musique. On peut ainsi reconnaître à l'écoute l'intention de mettre en valeur cette grande palette sonore élargie par le biais de l'écriture.
Bien que dans différents moments de l'oeuvre il y ait
une grande force et une grande énergie, j'ai voulu faire
apparaître, également, d'autres éléments
dont l'instrument est très capable mais qui n'ont pas encore
été assez développés: l'agilité
et la souplesse.
Cette oeuvre est dédiée à Éric Aubier.