Radio Suisse Romande. 26 mars 2010
Musique contemporaine et cinéma muet
Les films sont Le Mystère du poisson volant
(1917, Tod Browning) et Sherlock Jr (1924, Buster Keaton).
Présentation du concert-projection qui a eu lieu le dimanche 28 mars 2010 à
au Victoria Hall de Genève.
Carlos Grätzer est au micro d'Anouck Merz.
écouter l'interview
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Fréquentation en hausse pour le festival
Archipel
Les organisateurs du festival des musiques d'aujourd'hui
Archipel ont le sourire.
La manifestation de dix jours, qui s'est terminée dimanche
à Genève, a attiré environ 3000 personnes,
soit près de 500 festivaliers de plus que lors de l'édition
2009.
Le ciné-concert final, présentant deux créations
du compositeur argentin Carlos Grätzer, a rassemblé
650 personnes, a expliqué dimanche le président
du festival Archipel Marc Texier.
20
minutes online. GENÈVE 28 mars 2010
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Entretien avec Jean-Luc Menet (pdf)
Pour la brochure de la saison 07-08 de l'Ensemble
Alternance
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The "World Music Days 2000" Festival in Luxembourg
The performance of IRCAM's Ensemble Intercontemporain at the Luxembourg Conservatory in the evening of October 2 was extremely impressive. The performance of all the pieces was in an extremely refined and elegant way.
"Aura (par-delà les résonances)" by Argentinean composer, Carlos Grätzer, was a lush, exotically textured, imaginative piece, very much in the tradition of Boulez's later works, making full usage of all the possible timbral possibilities of the ensemble, with a subtle slant towards a jazz style, merging organically with the avant-garde style.
By Anton Rovner
http://www.newmusicon.org
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"Le langage de Grätzer se détache par une
forte individualité et par un emploie varié des
ressources sonores."
Rodolfo Cemino, "programme notes", Argentine 1988
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Ciné muet avec accompagnement de
musique contemporaine
Madrid, 18.10.2008. Auditorio Nacional.
Projection des films : Emerson/Griffith : The Mystery of the leaping
fish, et Buster Keaton : Sherlock Jr., avec musique de Carlos
Grätzer.... Programmation de l'Auditorium National de Madrid.
Cycle : Musique et image. Occupation de la salle : 95 %.
...Les deux films, Le mystère du poisson volant,
1916, et Sherlock Jr. 1923 sont deux films marquants du
cinéma muet américain du début du siècle.
Avec une grande influence des modèles européens,
ce sont des exemples remarquables d'une époque encore non
marquée par le matérialisme, où régnait
l'imagination rêveuse, la modestie ainsi que l'insouciance
démesurée, éléments absents du cinéma
qui nous parvient aujourd'hui de l'Amérique.
Ce sont précisément ces vertus, qui ont du inspirer
Carlos Grätzer à créer une musique, qui donne
une vie sonore à ces images. Musique qui, à mon
avis, est optimale : je dois avouer que dans de nombreux passages,
l'osmose musique-image est tellement intense que je me suis laissé
porter par le spectacle sans faire la différence entre
les perceptions visuelles et les auditives.
Dans les actions comiques, du film d'Emerson et Griffith, la musique
met en relief les hilarités avec des arpèges affolés
joués par la clarinette, dans les scènes au bord
de la mer, avec des vagues, ce sont des crescendo et diminuendo
de la basse ; bref, un complément parfait d'un spectacle,
qui sonnait très bien. Quant au film de Buster Keaton,
qui présentait des scènes d'une grande émotion
aussi bien pendant le rêve comme ensuite, dans le parallélisme
entre le film que Keaton-acteur (en tant que projectionniste)
projette sur l'écran et lui-même avec sa fiancée
dans la cabine de projection- la musique atteinte une intensité
émotive très touchante. De plus, cette musique est
écrite dans un langage contemporain qui -et là réside
le miracle-, se marie très bien avec ces films qui auront
bientôt un siècle de vie. Ceci est la démonstration
qu'en matière de culture, quand la démarche est
authentique, elle efface les frontières du temps.
L'interprétation musicale était excellente. Les
sept musiciens : deux cordes, deux bois, deux cuivres et la percussion,
légèrement amplifiés par une électronique
très subtile, donnaient une perception semblable à
celle du cinéma sonore. Dans la pénombre, leurs
pupitres à peine illuminés par des petites ampoules,
les instrumentistes suivaient le jeune directeur, très
efficace, Julien Masmondet. L'Ensemble Sillages, qui compte 15
membres, se consacre à la musique du XX et XXI siècle
avec beaucoup de dynamisme, donnant des prestations d'une grande
qualité.
Des longs applaudissements saluèrent le travail de Carlos
Grätzer, qui était présent dans la salle et
a répondu à ce public, qui sortait du concert visiblement
satisfait. Il s'agit, sans aucun doute, d'une initiative très
brillante, dans le cadre des spectacles proposés par l'Auditorium
National, pour se rapprocher davantage au public de Madrilène.
Juan Krakenberger 23/10/2008 http://mundoclasico.com
En Castellano:
Cine mudo con acompañamiento de música contemporánea
leer crítica completa en: Mundo clásico.com
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La lettre du Musicien
Supplément au nº 84 - ISSN 0766 - 916 X. 1990
L'oeuvre de Carlos Grätzer porte le titre enigmatique de Nio Aeln, fourni par l'ordinateur pour "nommer les sons qu'il crée".Nio Aeln semble s'extraire de la réalité, ne faire référence à rien d'existant. Qui a l'imagination fertil pourra toutefois y entendre une fonderie d'acier, des ramages d'oiseaux, des ululements de chouettes. Je crois au contraire que cette oeuvre nous ramène à ce quu'on appelait jadis la "musique pure", non programmatique. Elle est faite de jeux purement sonores : silences, sonorités répétés, épisodes contrastés, importante dynamique, effets de grand orgue. Bref, tout ce qu'on aurait pu repérer dans une partition symphonique. Avec cela, une vrai sensibilité esthétique (écoutez cet étrange moment, sept minutes avant la fin, où de discrètes sonorités flûtées nous parviennent du fond de la salle). Pour sa première oeuvre électroacoustique, Carlos Grätzer a su composer, sans concession, une partition cohérente, qui ne sent pas l'essai.
Jacques Bonnaure
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Alquimia
"L'opus, d'une difficulté fort grande, vigoureux
et personnel, témoigne le sens achevé du rythme
et les dons formels de M. Grätzer. L'oeuvre....., pleine
d'idées originales et de contrastes, a soulevé des
applaudissements justement méritées."
Eduardo Aleman, Argentinisches Tageblatt, 1/10/83
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Post Reviews
Magnificent partnering
Eduardo Vasallo
CBSO Centre, Birmimgham.
Sandviched between these two giant edifices (Brahms cello sonates in E minor and F major) came the UK premiere of Alquimia by this duo's Argentinian compatriot Carlos Grätzer. Written for Vassallo in 1983, this is a compact, ten minute piece of conflict and contrast, held togheter by recurrences of darting, almost spitefully obsessive piano figuration, sometimes taken up by the cello. Angry solo cello outbourst and a superb low pounding passage in the piano almost resolve into a more extrovert dance-measure, but the ending is one of desolate questioning.
Christopher Morley
Birmingham Post
5/2/20
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La lettre du Musicien
Supplément au nº 147 ISSN 0766 - 916 X. 1994
Carlos Grätzer D'un souffle retrouvé
... un grand souci de formalisation dans la pièce de
Carlos Grätzer...Grätzer élabore un continuum
des lignes étalées dues à la flûte,
à ses résonances, à ses transformations.
Mais ces données simples n'engendrent aucune monotonie.
Des sonorités morcelées, hachées alternent
avec le continuum. À une polyphonie de mélismes
de la flûte et de la bande succédera un jeu simple
et efficace de la flûte solo sur une pédale grave
; après une cadence où la flûte sera seulement
soutenue par une sorte d'accompagnement de percussion, la matière
va se densifier, se colorer, opposer la blancheur froide du soliste
aux granulosités, énormes comme des éboulements,
de la bande. Tout finit en chatoiements et scintillations. J'aime
bien ce genre de morceau où le propos technique débouche
sur une vraie poésie visuelle. On ne s'ennuie pas; le travail
n'est pas laborieux, et l'invention y est joyeuse.
Jacques Bonnaure
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CARLOS GRÄTZER
Mouvements
Soit le temps (à peine 2'30) -l'espace (7 pages)- qui
sépare les mesures 165 et 215. Le tempo -entre 41 et 168
à la noire- y change 18 fois, la mesure oscille (toujours
à quatre temps) et les cinq instruments ne se baignent
jamais deux fois dans le même mètre (on trouve de
tout: croche, double, triple, triolet de croches, quintolet de
triple, sextolet, septolet de double, et j'en passe). Cette double
et incessante variation (de tempo et de mètre) dessine
un flux à la fois stable -densité relativement uniforme
de notes à la seconde- et feuilleté (superposition
sur un même toit de tuiles métriques d'essences diverses
-flûte, clarinette, violon, violoncelle, piano). Le travail
-qui est d'écriture comme d'interprétation- est
de préserver l'homogénéité d'un rythme
(le débit d'un flux) dans, e malgré, l'incessante
variation de paramètres. Les instruments se passent le
relais d'une pulsation instable qu'ils tuilent de battues asymétriques
avant de bâtir (mesure 210) de leurs cellules arpégées
l'organisme sonore qui met un terme à leur course.
J'écrit "organisme" parce que ce temps vit -ralentit
et accélère son battement- des mètres cellulaires
qu'il superpose. La durée musicale ne s'écrit pas,
elle s'éprouve quelque fois quand, il faut un miracle,
les instrument se rencontrent après qu'ils se fussent oubliés,
dans cette seconde innocence qu'une rupture doit précéder.
BASTIEN GALLET
Cette pièce de Carlos Grätzer -compositeur argentin, né en 1956- a été interprétée dans une version révisée (l'originale date de 1993) par les solistes de l'Ensemble InterContemporain le 10 décembre 1997 au Goethe Institut.
Article publié dans la révue "Musica falsa" N° 3 Paris, avril/mai 1998.